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Musée Chanvre    &   Ganterie 

Les cabanes de bergers 

Vidéo sur les cabanes de berger à         

Cognac-la-forêt, en Haute-Vienne (87) 

Dans nos bois et forêts limousines, aux abords des bois et prairies, on peut parfois découvrir de mystérieux petits abris en pierres. 

Ce sont des cabanes (ou loges) de bergers. Elles font partie du patrimoine de la région. 

 

Ces cabanes servaient d'abri et de refuge aux bergers, pour se protéger des intempéries, du froid de la nuit, mais aussi des loups qui étaient autrefois installés dans nos forêts limousines. 

 

Il ne s'agissait pas de lieux d'habitation mais de refuges temporaires. Les cabanes sont construites en pierres sèches, c'est à dire que les pierres de granit de notre région, sont directement imbriquées sans liant (mortier). Elles épousent la forme du terrain, souvent incrustés dans coins des murets. Elles sont généralement de taille modeste, intégrant parfois une cheminée. 

 

Les bergers ou paysans les bâtissent eux-mêmes avec des matériaux récupérés sur place. Les plus anciennes encore en état ont été construites au XVIII et XIXe siècle. Elles sont aujourd'hui à l'abandon puisqu'elles ont perdu leur utilité. 

 

Différentes appélations sont données à ces cabanes selon le lieu de leur implantation. 

Nord Limousin : Loges - Sud Limousin : Cabanes - Dordogne : Bories. 

 

Un savoir-faire perdu puis reconstitué : 

Dans les années 1970, le savoir-faire empirique des bâtisseurs de l’âge d’or de la pierre sèche — qu'aujourd'hui l'on qualifie parfois, non sans naïveté, d’ « immémorial » ou d’« ancestral » — était déjà purement et simplement oublié lorsque commença à se manifester, chez les générations de la guerre et de l’après-guerre, un intérêt non seulement pour l’étude et la préservation des vestiges matériels où ce savoir-faire s’était concrétisé mais aussi pour la redécouverte et la vulgarisation des techniques de la construction à pierre sèche. 

 

Ainsi tel ethnologue réussissant en 1970, à sa deuxième tentative, à construire un « cabanon pointu » ; ou encore tel auteur publiant en 1977 un « Essai d’analyse architecturale des édifices en pierre sèche » et un « Projet de construction expérimentale de cabanes en pierre sèche ». 

Cet intérêt se renforça progressivement dans les années 1980 et 1990 par la multiplication des « stages d’initiation à la pierre sèche », pour déboucher sur la publication des tous premiers manuels en cette première décennie du XXIe siècle. 

 

Le nouvel engouement pour la pierre sèche : 

Après avoir connu l’abandon, l’oubli, les cabanes en pierre sèche sont aujourd’hui à la mode. On assiste à une nouvelle floraison, non seulement d’édifices, mais de chantiers de restauration, de circuits de découverte, de maisons et de conservatoires de la pierre sèche, de colloques et de journées d’études, de sites et de pages Internet.  

 

Cependant cette évolution ne remplacera pas une véritable politique systématique d’étude scientifique et de conservation muséologique des derniers témoins. 

 l'association Patrimoine regrette que ce petit patrimoine vernaculaire n'ait toujours pas intéressé un partenaire. 

 mais nous ne désespérons pas....